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"Du jamais vu", "flambée", "sommet historique"… ce sont ces termes que vous pouvez lire dans les articles de presse depuis plusieurs mois pour décrire l'explosion des prix du café en 2024.
En effet, cette année marque un tournant dans l'histoire du marché du café. Le prix de l’arabica a atteint des niveaux spectaculaires, franchissant 343 cents la livre à New York, soit un bond de +75% en un an, un record inégalé depuis 1977.
Mais l’arabica n’est pas le seul concerné. Le robusta, souvent utilisé dans les mélanges pour son coût plus accessible, a lui aussi connu une envolée fulgurante avec une hausse de +110 % en un an. Ce café, principalement cultivé en basse altitude, voit sa production fortement impactée par les conditions climatiques extrêmes et les déséquilibres économiques mondiaux.
Ces augmentations vertigineuses ont provoqué une onde de choc dans la filière café, entre tension sur les marchés et pression pour les producteurs, torréfacteurs, et consommateurs.
Mais pourquoi ?? Nous vous donnons quelques éléments de réponses ici :
Le changement climatique est au cœur des difficultés rencontrées par les producteurs. Les plus petits sont bien entendu plus fragiles, c'est aussi plus que jamais crucial de choisir du café issu du commerce équitable.
Au Brésil, premier producteur mondial d’arabica (L'arabica pousse principalement à des altitudes élevées, ce qui lui permet de développer des arômes plus complexes et subtils, mais il est plus sensible aux conditions climatiques, ce qui le rend plus coûteux à produire), une sécheresse historique a frappé les cultures, tandis que des incendies dévastateurs ont aggravé la situation, réduisant à la fois la quantité et la qualité des récoltes.
Au Vietnam, leader mondial en production de robusta (cultivé à des altitudes plus basses (entre 200 et 800 mètres), plus résistant aux maladies et aux conditions difficiles, ce qui le rend moins cher à produire et à acheter), ce sont des pluies diluviennes qui perturbent les récoltes, avec des prévisions largement revues à la baisse pour l’année en cours.
Ces phénomènes climatiques extrêmes n’ont pas seulement réduit les rendements, ils ont aussi créé une incertitude chronique sur les marchés, rendant les prix du café plus volatils que jamais.
Des politiques protectionnistes, une instabilité géopolitique et la spéculation sur les marchés financiers viennent ajouter une couche de complexité à cette situation déjà tendue.
Aux États-Unis, les prévisions pour 2025 annoncent une hausse des droits de douane et des barrières commerciales, ce qui risque de perturber encore davantage les chaînes d’approvisionnement et d’augmenter les coûts de production.
Par ailleurs, la Mer Rouge, une zone stratégique traversée par d'importantes routes commerciales, est exposée aux tensions locales, menaçant la fluidité des échanges. (voir notre article : Le prix du café augmente t-il vraiment ?)
En parallèle, les investisseurs parient sur la montée des prix en raison des incertitudes, accentuant encore la spéculation et la volatilité du marché.
Ces facteurs géopolitiques et économiques, couplés aux incertitudes climatiques, créent une tempête parfaite qui perturbe l’ensemble de la filière café.
C’est la loi bien connue de l’offre et de la demande : lorsque la demande augmente et que l’offre peine à suivre, les prix grimpent.
Et c’est exactement ce qui se passe avec le café en ce moment. La demande mondiale est en forte hausse, particulièrement en Asie et en Afrique, où de nouveaux consommateurs se tournent de plus en plus vers le café. Ce phénomène est amplifié par une population croissante et des habitudes de consommation qui évoluent rapidement dans ces régions.
En revanche, l’offre de café est limitée. La production n’arrive donc pas à suivre la demande croissante, créant un déséquilibre sur le marché actuellement en très forte pression.